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En septembre ouvrira le premier collège catholique hors contrat de la Loire

Le quotidien régional Le Progrès a ouvert ses colonnes à l’école indépendante Sainte-Anne située à Saint-Etienne dans la Loire. Cette école, la plus vieille école hors contrat de France, comptera, quelque vingt-huit ans après son ouverture, des élèves de 6e sur ses bancs.

On voit que le challenge le passionne. Jean Sudriès, retraité de l’Éducation nationale, ex-proviseur d’un lycée à Bourg-en-Bresse, a pris cette nouvelle tâche à bras-le-corps. Son travail de directeur : préparer la rentrée du nouveau collège catholique hors contrat, en 2012, le premier dans la Loire. En septembre, l’école Sainte-Anne, installée dans le centre-ville de Saint-Étienne depuis 1974, ouvrira une classe de 6e avec un nombre d’élèves volontairement limité.

Photo Remy Perrin/Le Progrès
 

Pourquoi cette ouverture ? « Il y avait une forte demande de parents pour ce projet ».

Et clairement cette demande est celle d’une prise en charge des élèves très différente de celle du collège classique.

Jean Sudriès s’en explique : « Je dirai que nous avons une certaine liberté pédagogique et que nous accordons beaucoup d’importance à l’attention portée aux élèves. Les programmes seront en conformité avec ceux de l’Éducation nationale mais avec des différences dans l’approche » au niveau de l’acquisition des connaissances.

Quelques exemples, l’histoire sera étudiée de manière chronologique, un « ordre qui structure l’esprit », et pas uniquement thématique. En français, la grammaire classique sera privilégiée et les élèves travailleront particulièrement la littérature et la rédaction. Le latin sera enseigné dès la 6e. Et puis, il y a deux points centraux dans le « projet éducatif et pédagogique » : la formation chrétienne et l’individualisation. Sur le premier point, il y a une « direction spirituelle. C’est un enseignement catholique avec la vie sacramentelle, l’instruction religieuse. Nous ne sommes pas tenus à la laïcité » dit Jean Sudriès. Le second point, c’est « le petit nombre d’élèves, une douzaine, qui permet d’individualiser, ce qu’on ne peut pas faire à 25. C’est capital pour nous ».

Alain Colombet, Le Progrès, 15 janvier 2012.

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