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Vendredi 27 avril, le journal Le Monde a consacré une page entière à la "galaxie éclectique" des écoles indépendantes. Extraits.
« Donner la parole aux parents d’élèves scolarisés dans des établissements privés « hors contrat », c’est s’entendre dire, à coup sûr, que ces écoles sont « la bonne solution ». Parfois, « la seule issue » ou « la dernière chance ».
« Ma fille avait des difficultés, elle était maladroite, un peu lente, témoigne Marie-Pascale Doutriaux, chercheuse au CNRS. Au collège, elle s’intégrait mal, était moquée par ses camarades, dans l’indifférence de beaucoup de ses professeurs. Quand le diagnostic de dyspraxie a été posé, elle avait 12 ans. Les choses ont bougé, mais pas suffisamment. »
« Méthodes classiques »
Trajectoire un peu différente pour le dernier des trois enfants de Sabine Varnier, un petit garçon détecté comme « précoce » en CE2, à l’âge de 8 ans et demi – « après une multitude de mots, de rappels à l’ordre et de colles », raconte cette infirmière. « Nous nous sommes tournés vers une école qui sait accueillir et gérer ces enfants qui n’intéressent pas les pouvoirs publics car ils ne sont ‘que’ 3 % de la population. »
Maurice Balik a, lui aussi, renoncé au label « éducation nationale » pour scolariser ses enfants, aujourd’hui en CE1 et 4e dans une école catholique. « Le choix ne s’est pas fait en un jour. Nos enfants ont connu des enseignants formidables, mais aussi des professeurs sourds à nos remarques. Nous ne pouvions choisir ni les méthodes utilisées, ni même le niveau de discipline requis, explique-t-il. Nous avons opté pour une petite école hors contrat qui privilégie les méthodes classiques – chronologique en histoire, syllabique en lecture, récitation… -, avec un encadrement religieux solide. »
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