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Actualités

Madame Françoise Candelier a enseigné pendant trente ans dans le public. Elle a fait partie des réformateurs de l’école publique (programme SLECC, « Savoir Lire, Écrire, Compter, Calculer »). Puis elle a fondé sa propre école, l’école du Blanc-Mesnil, à Wasquehal (Nord), une école indépendante en plein essor. Elle continue à agir pour former la nouvelle génération de professeurs aussi bien à l’ILFM qu’au sein de l’association Trans-maître.

Elle présente ici les progressions qu’elle a élaborées pour enseigner l’histoire et la géographie à l’école primaire.

 


Ecole-Blanc-Mesnil-Wasquehal-Francoise-Candelie… par liberte-scolaire

Dans les établissements scolaires, « l’autonomie et la responsabilisation vont de pair : un plus grand degré d’autonomie dans les décisions portant sur les programmes, les évaluations et l’affectation des ressources est en général associé à une meilleure performance des élèves, en particulier lorsque la culture de la responsabilisation est favorisée dans le système d’éducation. » Tel est le constat formulé par une étude de l’OCDE  parue en octobre 2011 et qui s’appuie sur les résultats de l’enquête Pisa.

Cette enquête distingue trois éléments, qui se conjuguent de manière différente selon les pays. :
–                le degré d’autonomie des établissements dans l’affectation des ressources humaines ou financières,
–                 le degré d’autonomie des établissements dans le choix des programmes et des évaluations,
–                le degré de responsabilisation des établissements, c’est-à-dire le pourcentage d’élèves fréquentant un établissement qui publie ses résultats.

(Apparaissent ci-dessous en gras les pays placés dans les 10 premiers du programme PISA 2009, que ce soit en mathématiques, en sciences ou en lecture.)

L’étude démontre l’absence de lien systématique entre le degré d’autonomie de gestion des ressources humaines et financières et la performance scolaire.

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 Dans le nouvel ouvrage qu’il consacre à l’apprentissage de la lecture, Stanislas Dehaene propose un plaidoyer synthétique mais argumenté en faveur des méthodes traditionnelles (analyse syllabique, progression rationnelle dans la présentation des phonèmes et graphèmes, association du geste d’écriture à la lecture).

La question essentielle à laquelle ce livre entend apporter une réponse apparaît dès la première ligne : « Comment faisons-nous pour lire ? ». Et ses enjeux sont aussi posés : la recherche scientifique a clarifié « la manière dont le cerveau se modifie au fil de cet apprentissage ». Voilà qui doit arrêter le lecteur : l’apprentissage n’est plus une simple acquisition technique, mais il a un retentissement sur le fonctionnement même du cerveau de chaque individu. Cela redonne toute sa noblesse – et sa vigueur – au débat sur la pédagogie !

L’ouvrage de S. Dehaene est très clair dans sa progression : une première section « dissèque le fonctionnement du cerveau quand il lit et quand il apprend à lire ». Pour le grand public, c’est certainement la partie la plus nouvelle et la plus intéressante. Les deuxième et troisième sections sont immédiatement utilisables par les maîtres et les parents ; elles ne font toutefois que conforter ce que clament depuis trente ans les nombreux contempteurs des méthodes pédagogiques de la deuxième moitié du XXe siècle. Nous n’osons dire les « méthodes modernes », car le livre de Stanislas Dehaene prouve bien que la modernité, qui ne peut s’opposer aux preuves scientifiques, ira dans le sens des méthodes traditionnelles, lesquelles redeviendront, pour le coup, les méthodes d’avant-garde !

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Madame Françoise Candelier a enseigné pendant trente ans dans le public. Elle a fait partie des réformateurs de l’école publique (programme SLECC, « Savoir Lire, Écrire, Compter, Calculer »). Puis elle a fondé sa propre école, l’école du Blanc-Mesnil, à Wasquehal (Nord), une école indépendante en plein essor. Elle continue à agir pour former la nouvelle génération de professeurs aussi bien à l’ILFM qu’au sein de l’association Trans-maître.

Elle présente ici les progressions qu’elle a élaborées pour enseigner la récitation à l’école primaire.

Comment enseigner la récitation ? Par Françoise… par liberte-scolaire

L’association Le Rocher Oasis des Cités  a fondé une école indépendante, hors contrat, avec l’enseignement catholique du Var, dans une zone urbaine sensible de Toulon, pour des enfants qui décrochaient scolairement. Cette association innovante aide les enfants en échec scolaire dès l’école primaire à reprendre pied en travaillant sur la confiance en soi, les fondamentaux (langage, lecture, écriture, calcul) et les savoir-être (tenue, comportements). Ils pourront ensuite suivre et réintégrer le système scolaire normal. Pour lutter contre l’illettrisme et mener à bien leur mission, une association d’éducation populaire a été créée. Monter des projets éducatifs de proximité dans les cités sensibles, c’est aussi toute une aventure, comme en témoigne Eric d’Alançon, membre de l’association Le Rocher Oasis des Cités.

L’association du Rocher existe depuis l’an 2000, quelle est sa mission ?

Lancée en 2000 par Cyril Tisserand, éducateur de rue, l’association Le Rocher Oasis des Cités est présente dans sept quartiers populaires en France : Bondy Nord (93), Lyon 8e (69), Toulon Sainte-Musse et Toulon La Beaucaire (83), Marseille quartier Nord (13), Paris 10e (75), et Les Mureaux (78). Elle y mène des actions éducatives, sociales et culturelles au service des enfants, des adolescents et adolescentes, des adultes et des familles.

Notre conviction est que l’action éducative ne porte ses fruits que si les parents sont impliqués et nos équipes associent sur le terrain les jeunes et les adultes dans des actions de « co-éducation ». Nous mettons en place des animations de rue tous les mercredis après-midi, une aide aux devoirs quatre soirs par semaine, un centre de loisirs qui propose : l’accueil des jeunes le soir en périodes scolaires, des ateliers spécifiques les mercredis (atelier créatif, théâtre, danse, etc.), des sorties, des camps, des accompagnements individuels et familiaux, un café des femmes, des repas de quartier… et d’autres activités en fonction des besoins locaux observés sur le terrain.

Quelques chiffres de l’année 2010

  • 200 jeunes à l’animation de rue chaque mercredi après-midi
  • 150 animations de rue dans l’année
  • 180 jeunes inscrits à l’aide aux devoirs, 3 ou 4 soirs par semaine
  • 280 journées d’ateliers pédagogiques et sorties pour les jeunes, les mercredis, week-ends, vacances
  • 150 jeunes ont vécu des camps (24 camps), aventure en plein air, au cœur de la nature
  • 250 familles visitées et suivies régulièrement, tout au long de l’année
  • 80 femmes accompagnées (ateliers éducatifs, alphabétisation, démarches administratives…)

Comment vous est venue l’idée de créer une petite école ?

Depuis 2005, Le Rocher œuvre dans le quartier de La Beaucaire à Toulon. Dès le début, une aide aux devoirs a été mise en place les soirs de semaine. Nous nous sommes vite rendu compte que, pour ceux qui étaient déjà en décrochage scolaire ou en grosses difficultés, cette réponse n’était pas suffisante. Il y a quatre ans, l’enseignement catholique du Var était venu rencontrer Le Rocher dans la volonté de revenir à sa vocation première, à savoir l’enseignement au service des plus pauvres. Un groupe de travail a donc commencé avec des personnes de l’enseignement catholique et du Rocher pour réfléchir à une solution : quel public, quelle tranche d’âge, quel type de projet ? Plusieurs pistes ont été explorées. Finalement, une association d’éducation populaire a été créée avec la tutelle diocésaine, le directeur du Rocher, et le responsable de l’antenne de La Beaucaire pour la mise en place d’une classe. En outre,la Croix Rouge apporte son soutien financier.

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 Une charter school est une école libre financée sur fonds publics. Voici un reportage sur une école de ce type située dans le quartier de Harlem, dans la banlieue de New-York.

 » Les résultats de l’école sont excellents, bien meilleurs que dans le public. Les charter school ont été créées par le gouvernement américain il y a environ quinze ans. Leur objectif ? Améliorer le niveau des élèves et mieux gérer le budget de l’éducation nationale. Les établissements sont financés par des fonds publics mais leur gestion est privée. L’Etat ne leur impose qu’une seule chose, la réussite des élèves aux examens officiels. Et les résultats aux tests de l’État sont meilleurs que ceux des écoles publiques. »


Les Charter Schools aux Etats-Unis par liberte-scolaire

Vingt-quatre « écoles libres » ou free schools, ont vu le jour en Grande-Bretagne. Ces institutions sont financées par l’Etat, mais montées et gérées de manière autonome par des associations, des professeurs ou même des parents d’élèves. Elles ont pour projet d’offrir un meilleur système éducatif pour les zones et les populations défavorisées. Un reportage télévisé de France 24:

et un reportage de France Culture (26/09/2011) :

[audio:http://www.liberte-scolaire.com/wp-content/uploads/2011/11/France-Culture-Choix-de-la-redaction-26_SEPT._2011-FREE-SCHOOL.mp3]

 Les charter schools californiennes sont des écoles publiques financées par l’Etat qui bénéficient d’une importante autonomie,  d’une réelle liberté pédagogique et institutionnelle, et qui peuvent faire appel au mécénat, le tout dans le respect des programmes et des évaluations publics.

Le 23 novembre 2011, l’émission Rue des écoles de France Culture a été consacrée à cette catégorie d’écoles innovantes. Une expérience d’autonomie scolaire et de liberté pédagogique qui mérite l’attention.

[audio:http://www.liberte-scolaire.com/wp-content/uploads/2011/11/charter-school-23-novembre-france-culture1.mp3]

La chronique de Benoît Falaize sur France Culture est reprise par le site internet Educpros. En voici le contenu.

« On sait qu’aux États-Unis, l’enseignement public, qui est le plus pratiqué, est couplé à un large secteur privé, confessionnel ou non, aux tarifs de scolarité souvent élevés. Ce que l’on sait moins, c’est que les États-Unis disposent d’une catégorie d’écoles publiques, de l’élémentaire à la high school, dénommée charter school, c’est-à-dire école sous charte, ou sous contrat.

« Il s’agit d’écoles sous contrat, pourrait-on dire, mais pas privées, et qui doivent être en conformité avec la politique de l’État concerné ainsi qu’avec les obligations fédérales en matière d’éducation. Les premières charter schools naissent aux États-Unis au début des années 1990. En Californie, c’est en 1993 qu’est fondée la première.

« De quoi s’agit-il ? Les charter schools étaient conçues comme des sortes de laboratoires pour les réformes éducatives possibles. Une manière d’innover en matière pédagogique, ou de réformer en profondeur un système public en déshérence, en crise. En fait, il s’agit d’écoles qui vont définir une scolarité autonome (plus qu’indépendante) des écoles publiques traditionnelles, tout en respectant les critères en matière de programmes et d’évaluation de l’État ou des directives fédérales.

« Au fond, c’est un mouvement que l’on pourrait volontiers appeler “alternatif”, qui va intéresser moins les pourfendeurs de l’école publique américaine soucieux de libéraliser le système éducatif, que les parents, pédagogues, désireux de maintenir un système public de qualité, gratuit, mais au fait des tendances récentes de la recherche en éducation et des aspirations des enfants.

« L’alternative des charter schools permet de penser à un renouvellement des manières d’être dans le secteur public, avec plus d’initiative locale, plus de liberté institutionnelle aussi.

Du coup, dans un État ouvert aux idées alternatives et à l’éducation nouvelle, et soucieux de sauvegarder le secteur public, il n’est pas étonnant de voir que, dans la seule Californie, sont nées plus de 700 charter schools : certes, cela ne représente que 4 % de l’ensemble de la population scolaire californienne, mais c’est un ratio un peu plus important que celui de l’ensemble américain, territoire qui compte à peu près 5.000 écoles dites charter schools.

Alors, en quoi ces écoles nous intéressent-elles ? D’abord parce que cela nous donne, à nous Français, une représentation un peu plus nuancée de la réalité scolaire américaine. Il n’y a pas que des écoles publiques traumatisées par la baisse des crédits, et des écoles privées rayonnantes. L’alternative des charter schools permet de penser à un renouvellement des manières d’être dans le secteur public, avec plus d’initiative locale, plus de liberté institutionnelle aussi. Le recours au mécénat est un des moyens autorisés par exemple, à condition que les entreprises partenaires ne puissent utiliser leur soutien dans un but commercial, ou pour leur profit.

Ensuite, ces écoles nous donnent à voir des résultats scolaires largement équivalents aux autres écoles, voire nettement meilleurs dans des domaines moins convenus, moins conformes. Si l’apprentissage des mathématiques semble en difficulté en Californie au moins en regard de ses résultats, les arts, la littérature, la création au sens large sont valorisés et – pour reprendre le langage officiel – performants.

Enfin, et il faudrait terminer par les middle schools, c’est-à-dire les classes pour les âges qui correspondent au collège en France : au sein des charters schools, la modalité d’entrée dans les disciplines est différente de celle pratiquée en France. Pas plus de deux ou trois professeurs pour l’ensemble des disciplines. Du même coup, la transversalité des apprentissages, ce que l’école primaire appelle la polyvalence, est de mise : faire de l’histoire avec des œuvres d’art, des textes littéraires, faire des sciences à partir de l’histoire, instaurer des moments philosophiques… Bref, à l’heure où le collège français se cherche, envisage même parfois le retour aux PEGC, à l’heure où les crédits en matière d’éducation s’effritent, ces charter schools californiennes nous laissent à penser…»

Benoît Falaize
Université de Cergy-Pontoise

Auteur (avec Elsa Bouteville) de L’Essentiel du prof d’école, l’Etudiant/Didier, 2011.

La Fondation pour l’école et l’Institut Libre de Formation des Maîtres ont le plaisir de vous inviter à la 3e conférence de leur cycle consacré à l’enseignement : « L’âge d’or de l’instruction publique ».
M. Marc Le Bris est instituteur et écrivain. Il est notamment l’auteur de Et vos enfants ne sauront pas lire… ni compter !.

Cette conférence aura lieu samedi 3 décembre 2011 (17 h 30 – 19 h) au 115-117 rue Notre-Dame-des-Champs, Paris VIe – Métro Vavin ou Notre-Dame-des-Champs – RER Port-Royal

 Merci de bien vouloir annoncer votre venue à Armelle Giard à [email protected] ou au 01 42 62 76 94 pour qu’une place vous soit réservée. L’entrée est alors gratuite.