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Dans une tribune publiée dans l’Opinion, Anne Coffinier dénonce l’ambivalence du gouvernement et notamment de Jean-Michel Blanquer, sur la liberté et l’innovation à l’école alors qu’ils soutiennent une proposition de loi discutée au Sénat ce mercredi 21 février. Cette proposition de loi déposée par la sénatrice Françoise Gatel vise en effet à restreindre la liberté d’ouverture des écoles sans contrat avec l’Etat.

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Alors qu’une proposition de loi visant à restreindre la capacité d’ouverture des écoles hors contrat est étudiée au Sénat, Anne Coffinier signe une tribune ce lundi 12 février dans Le Figaro pour dénoncer le double discours du gouvernement.

“Très majoritairement non confessionnels – contrairement aux clichés -, ces établissements entièrement libres offrent une flexibilité pédagogique féconde dans le respect strict de la loi: ils peuvent expérimenter les langues et cultures régionales, les pédagogies (Montessori), le bilinguisme, le bac international ou l’approche éco-citoyenne. Ces écoles peuvent faire vivre des traditions d’exigence en optant pour un classicisme académique mettant la grammaire, le latin et le grec à l’honneur ; ou bien, par leur souplesse, permettre l’essor de filières sport-études ou encore ouvertes à une pratique intensive des arts. Ces écoles offrent à la société civile un espace d’engagement et coopèrent avec les familles sans crispation.

Si le privé hors contrat ne subissait pas les interdictions archaïques de financements publics, ces écoles pourraient apporter bien plus.

Tribune complète :

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Voici la situation de Brune et Paola : deux écolières handicapées, scolarisées dans une école indépendante aux normes handicapées.

Après avoir dû choisir leur école indépendante, à défaut d’école publique aux normes et proche de chez eux, les parents de Brune et Paola constatent que leurs filles perdent le droit d’avoir une Auxiliaire de vie scolaire (AVS)…

Les parents doivent donc financer à la fois l’AVS (s’il accepte de quitter le secteur public) et les frais de scolarité de leur école…

C’est une double peine pour la famille de Brune et Paola comme pour des milliers d’autres familles dont les enfants sont scolarisés chaque année dans les écoles indépendantes.

Leurs parents ont décidé d’interpeller Agnès Buzyn Ministre des Solidarités et de la Santé, et Sophie Cluzel, Secrétaire d’Etat au handicap sur cette injustice.

Pour écouter le témoignage de Louis, le papa de Brune et Paola :
https://www.facebook.com/louis.defautereau.1/videos/103569957073479/

Grâce à leur mobilisation, la Fondation pour l’école et la FPEEI ont pu rencontrer le cabinet de Sophie Cluzel.

Le cabinet attend notre aide pour estimer combien d’enfants en situation de handicap sont scolarisés (ou pourraient l’être si l’AVS était prise en charge) dans des écoles indépendantes. Nous demandons à toutes les familles concernées et à tous les établissements scolaires concernés de bien vouloir renseigner le formulaire suivant pour nous permettre de faire remonter rapidement ces statistiques au cabinet de Mme Cluzel.

Nous travaillons aussi à une amélioration du niveau de prise en charge par la MDPH, lorsqu’on a un enfant qui est ou va être scolarisé dans une école hors contrat.
Parents d’enfant handicapé, si vous déposez pour la première fois votre dossier MDPH de demande de prise en charge, ou si vous le renouvelez, merci de contacter la FPEEI (contact@fpeei.fr) pour voir comment le Plan d’aide compensatoire au handicap pourra mieux tenir compte “du projet de vie de la famille” de l’enfant en situation de handicap.
La FPEEI pourra vous accompagner dans la démarche de demande, en s’appuyant sur les conseils du cabinet. En cas de fin de non recevoir, le problème sera remonté pour action au cabinet du Ministre.

imaginer300bCOMMUNIQUE DE PRESSE DE LA FPEEI

En mai dernier, en Ile-de-France, de nombreuses familles ont eu la très mauvaise surprise, au moment de renouveler la Carte Imagine R de leur enfant pour l’année scolaire 2016/2017, de ne plus bénéficier de la traditionnelle subvention de 150 euros du Conseil départemental.

La FPEEI a alors formé un recours gracieux auprès des Conseils départementaux d’Ile- de- France, avant de former, en l’absence de réponse sous quinze jours, des recours contentieux si la situation quo ante n’était pas restaurée.

Le Conseil Départemental des Yvelines a décidé de rétablir cette subvention, lors du Conseil départemental du 27 janvier 2017. Voici l’extrait de sa décision: « rectification des conditions d’attribution de l’aide départementale, en faveur des collégiens et lycéens boursiers yvelinois fréquentant un établissement scolaire éligible aux conditions du STIF dans le but de corriger une mauvaise écriture faites en décembre 2015 qui avaient causé quelques émois ».

A l’heure actuelle, le Conseil départemental et le STIF sont en train de mettre au point les modalités de remboursement au titre de cette année. Nous vous tiendrons informés des démarches à accomplir pour récupérer 150 euros/enfant ayant la carte ImagineR dès que nous en aurons connaissance.

La FPEEI remercie vivement les élus départementaux des Yvelines d’avoir mis fin à cette injuste discrimination financière des élèves des écoles hors contrat.

La FPEEI reste mobilisée pour veiller à ce que les élèves et anciens élèves des écoles indépendantes soient traités de la même manière que les autres. Ils doivent avoir accès aux mêmes services publics que tous les autres enfants.

Parents d’élèves d’établissements hors contrat, si vous n’avez pas encore adhéré à la FPEEI (inscription gratuite et facile), merci de le faire ici : http://www.fpeei.fr et d’en parler aux autres parents. Partagez massivement sur les réseaux sociaux.

Plus nous serons nombreux, et plus nous pourrons défendre et promouvoir les droits légitimes des élèves des écoles indépendantes.

conseilconstitutionnel_libertescolaireLe Conseil constitutionnel empêche le gouvernement de durcir le régime d’ouverture des écoles indépendantes

Dans sa décision n° 2016-745 DC du 26 janvier 2017 sur la Loi relative à l’égalité et à la citoyenneté, le Conseil constitutionnel – saisi par plus de soixante sénateurs et plus de soixante députés – s’est prononcé sur l’article 39, qui habilitait le Gouvernement à prendre par ordonnance les mesures nécessaires pour remplacer, dans le code de l’éducation, le régime de déclaration d’ouverture préalable des établissements privés d’enseignement scolaire par un régime d’autorisation.

« Le Conseil constitutionnel a jugé que, eu égard à l’atteinte susceptible d’être portée à la liberté de l’enseignement par la mise en place d’un régime d’autorisation administrative, le législateur, en confiant au Gouvernement sans autre indication le soin de préciser « les motifs pour lesquels les autorités compétentes peuvent refuser d’autoriser l’ouverture » de tels établissements, a insuffisamment précisé les finalités des mesures susceptibles d’être prises par voie d’ordonnance. » (extrait du communiqué du Conseil constitutionnel du 26/01/2017)

La Fondation pour l’école se réjouit de cette décision du Conseil constitutionnel, qui empêche que le Ministre Mme Najat Vallaud-Belkacem ne mette à exécution son projet de rendre plus difficiles les créations d’écoles libres.
C’est une bonne nouvelle pour l’avenir de ces dernières en France, qui connaissent une croissance de 12% par an, et plus largement pour la liberté de penser et d’entreprendre dans notre pays en matière d’éducation.

Anne Coffinier
anne.coffinier@fondationpourlecole.org

5782861lpw-5782911-article-najat-vallaudbelkacem-jpg_3844567Ce jeudi 3 novembre, Najat Vallaud-Belkacem participait à l’émission Envoyé Spécial, sur France 2, dans le cadre du reportage « Prof à la gomme », pointant du doigt des modalités de recrutement des professeurs de l’Education nationale pour le moins hétérodoxes : des contractuels qui ne connaissent rien ou pas grand-chose, se retrouvent parachutés dans des classes du jour au lendemain, avec la bénédiction des inspecteurs, et encouragés par les directeurs d’établissements. Incapables de faire cours, ils sont soutenus par une hiérarchie nourrissant le secret espoir qu’ils resteront le plus longtemps possible à meubler l’espace vide entre le bureau du prof et le tableau noir…

Quelques jours auparavant, le ministère de l’Education Nationale ordonnait la publication, avec prise d’effet immédiate, d’un décret prévoyant la soumission des établissements hors contrat aux programmes de l’Education nationale, et réorganisant les modalités de l’inspection de ces mêmes écoles hors contrat.

C’est bien l’urgence, en effet, quand un journaliste, muni d’un diplôme bidon photoshopé, et étant incapable de multiplier 3 par 8, se retrouve à enseigner la bonne parole mathématique devant trente pauvres marmots qui n’ont pas demandé grand-chose, mais qui devront se contenter de ce qu’on leur donne – car ils n’ont pas le choix.

Mais tout va bien, car la ministre se dit « contente » qu’un tel reportage soit diffusé.
Nul doute que les parents qui découvrent le pot aux roses – pour ceux qui se feraient encore des illusions sur un niveau d’enseignement en chute libre depuis plusieurs années, dont Mme Vallaud-Belkacem n’est à l’évidence pas la seule responsable – apprécieront au plus haut point cet intense niveau de satisfaction.

Les inspecteurs ont donc bien mieux à faire que de s’offusquer des candidatures fantaisistes de chômeurs, étudiants et autres bonnes volontés, ne distinguant pas Pythagore de Thalès, et un COD d’un COI.
C’est vrai : ils pourchassent «l’indigence pédagogique » des écoles hors contrat, où il y aurait, paraît-il, fort à faire.

Pourtant, si l’on acceptait de regarder ces écoles hors contrat avec un regard neuf, voici ce que l’on y trouverait.
Au lieu de postes non pourvus, des afflux de candidatures de professeurs désireux de pouvoir enseigner dans des conditions favorables, au sein d’établissements où la transmission du savoir est remise au cœur, comme en témoignent les requêtes d’enseignants enthousiastes à l’idée de participer à l’ouverture des écoles hors contrat portées par la Fondation Espérance Banlieues : plus de 250 candidatures reçues depuis le printemps 2016, alors qu’il ne s’agit que d’une poignée d’écoles concernées, et provenant souvent de profils diplômés, voire très diplômés (HEC, X).
On y rencontre, bien souvent, des professeurs heureux d’enseigner, qui aiment leur travail et se réjouissent chaque matin d’aller retrouver leurs élèves – malgré les difficultés inhérentes au « plus beau métier du monde ».

Les écoles indépendantes sont pointées du doigt par le ministère ; elles sont accusées d’entretenir la misère intellectuelle des enfants et même, de les refermer sur eux-mêmes. On en pointe les excès, jamais les succès. Pourtant, ces écoles indépendantes obéissent à un souci permanent d’améliorer leur résultat et de porter plus loin leur ambition d’excellence. Elles se sont même dotées d’un label Qualité – aux critères duquel on se demande bien combien d’établissements portés par l’Education nationale pourrait satisfaire. D’ailleurs, ce souci de soumettre son offre pédagogique à une constante évaluation objectivée y existe-t-il vraiment ?

En fait « d’indigence académique », on y trouve bien souvent une réelle exigence de maîtrise des savoirs quand celle-ci, dans le système public, tend malheureusement de plus en plus à se réfugier dans quelques établissements privilégiés. L’Institut Libre de Formation des Maîtres, pour les enseignants du primaire, et l’Ecole Professorale de Paris, émanations de la Fondation pour l’école, sont la preuve de l’attachement fondamental des artisans des écoles hors contrat à être à la hauteur des enfants qu’ils veulent servir et de leur avenir.

Les silences et la gêne de la ministre devant les questions d’Elise Lucet qui met ses vos yeux l’existence d’une génération sacrifiée sont bien difficiles à noyer. Quel contraste avec l’énergie déployée par ailleurs à attaquer ce qui fonctionne, dans un système qui aspire à se déployer en bonne intelligence avec les structures soutenues par l’Etat, comme cela se fait partout ailleurs en Europe et dans le monde.

A la médiocrité des recrutements on répond par les chiffres de création de postes. Les postes sont là, ce n’est pas la question. Le problème est que personne ne veut les occuper, et que les seuls candidats prêts à s’y coller ne sont pas à la hauteur. Et chaque année, il y en a moins que l’année d’avant.
Le fait est que le hors-contrat ne souffre pas d’un manque de professeurs. Et la motivation de ceux qui y travaillent n’est pas celle d’un salaire mirobolant – le fameux « plus de moyens » pour l’Education nationale : souvent, ils ne réclament pas tant l’assurance d’une feuille de paie bien garnie que la certitude de pouvoir exercer dans des structures et au sein d’équipes qui respecteront ce qu’ils ont à donner.

Lundi 7 novembre, par un de ces hasards de calendrier qui sont plus que de coïncidences, Le Monde relaie un rapport volumineux du Cnesco (Conseil national d’évaluation du système scolaire) sur l’attractivité du métier d’enseignant (à consulter ici)
On y apprend “qu’il n’y a pas de crise structurelle du recrutement”. Mais on y lit, dans le même temps, que la situation n’est pas nouvelle et dure depuis les années 1990. Du conjoncturel qui dure, pourrait-on dire. Une chose est sûre : la succession des ministres de l’Education nationale des deux bords n’a pour l’instant pas permis d’enrayer la mécanique infernale.

En attendant, laissons donc vivre et croître ces écoles qui permettent à de nombreux professeurs, enfants et parents de croire encore qu’il n’y a pas de plus beau geste dans une société que de transmettre et recevoir un savoir que l’on aime.

Pour revoir l’émission d’Envoyé spécial, cliquer ici.


Le gouvernement veut remettre en cause le régime de liberté d’ouverture des écoles privées.
Dans le même temps, il entend limiter drastiquement la liberté pédagogique en imposant aux écoles indépendantes de respecter les programmes de l’Education nationale.

Lire notre communiqué



Voir les communiqués et lettres ouvertes des organisations s’opposant à ce projet liberticide: www.liberte-scolaire.com

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